CAMEROUN J’avais déjà fait un stage au Cameroun, en 1996, dans le cadre de mes fonctions de Directeur Technique Mondial. Puis, ensuite, étant moi-même installé au Burkina-Faso afin de m’occuper de la réserve naturelle que je dirigeais, je n’avais plus eu de contact avec mes élèves camerounais. Au mois d’Avril dernier, un de ceux-ci m’a contacté afin que je dirige de nouveau un stage dans ce pays. C’est avec plaisir que j’ai retrouvé l’Afrique car, depuis mon retour en France en 2002, j’étais reparti une seule fois sur le continent, au Niger. J’y ai retrouvé, Godfroy M’bala, karatéka ancien, qui s’est battu pour conserver un club à Douala et un autre de mes élèves du CKF , mon club parisien, qui avait combattu pour mon équipe lors des divers championnats , Roger N’kono, dirigeant un club à Yaoundé, la capitale. Que ce soit en Afrique sub-saharienne ou en Afrique du Nord, dans tous ces pays, l’intérêt , pour les « vieux » karatékas que nous sommes , est que l’on retrouve les vertus du karaté ancien, fidélité, sincérité, implication dans l’entrainement que l’on voit beaucoup plus rarement dans les pays développés et jamais avec autant d’intensité, car ces pratiquants n’ayant que très difficilement accès à la connaissance, sont demandeurs et témoignent d’un engagement absolu ! J’ai donc dirigé un stage de deux semaines à Douala et une semaine à Yaoundé, début septembre. J’enseigne maintenant, en essayant de suivre les méthodes d’enseignement des écoles traditionnelles au Japon, à savoir en dispensant des connaissances particulières à un groupe d’élèves internes à l’école le matin , pendant deux heures environ et des cours classiques, deux heures le soir, aux autres pratiquants. De plus, j’ai donné de nombreux cours et explications particulières à Godfroy et Roger , de façon à assoir une hiérarchie, propre à l’école Sei Do Jyuku . Avant mon départ, j’ai décerné des titres de l’école, tenant compte de nombreux critères, dont certains moraux car la technique ne fait pas forcément l’homme ! Dans ce principe de fonctionnement d’école traditionnelle, une de mes grandes satisfactions, est de retrouver une qualité de relation humaine qu’on retrouve difficilement dans la société en général. J’en ai déjà parlé, je pense au bout de quarante-cinq ans de pratique, que la véritable transmission dans les arts martiaux, passe par les écoles traditionnelles. C’est bien, pour un homme qui à l’époque, s’est battu pour fédérer le karaté do, au sein d’un organisme centralisateur !! Mais, ceci est une autre histoire, qui se justifie également, vu les époques et la culture occidentale, il faudrait beaucoup de temps pour développer le sujet. L’école est donc présente maintenant au Cameroun, avec des responsables et des anciens en place. Nous avons prévu de faire deux stages par an. Nous vous tiendrons informé des nouvelles et de l’évolution du groupe camerounais.
Association Karate Do - TaiJi Martial Ecole Sei Do Jyuku
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